On parle de l’intelligence artificielle partout, tout le temps, et sous toutes ses formes. Pour certains, c’est une révolution ; pour d’autres, une source d’inquiétude.
Après 10 ans au Canada, je peux dire que je suis bien implantée. Mon parcours professionnel est solide, même s’il n’a pas été sans quelques frayeurs en cours de route. Mais cette année, la réalité est différente : je suis littéralement débordée. Mon agenda déborde, et la charge mentale qui vient avec la gestion des communications commence à peser.
Le défi de mes associées
C’est là que mes associées sont intervenues. Leur diagnostic est simple : l’IA pourrait m’aider à respirer. Adélia, Ben et Mohamed ont déjà sauté le pas. Ils n’ont pas d’assistante, car c’est l’IA qui traite et trie leurs courriels. Et surtout leurs robots sont toujours présents pendant nos réunions hebdomadaires. Oui, oui, oui, je ne m’en remets toujours pas. Ils prennent des notes et nous font des résumés de rencontre.
En l’apprenant, ma première réaction a été le doute mais surtout j’étais sceptique. En tant que professionnelle qui mise tout sur la précision de la parole et la qualité du lien, une question me hante : comment peut-on faire confiance à un outil automatisé dans le cadre de son travail? Comment déléguer sans perdre son essence, sa voix, ou pire, commettre une erreur irréparable ? Où se retrouvent nos données lorsqu’on les partage avec l’IA?
Pourquoi aller réseauter sur l’IA ?
C’est précisément pour répondre à ces questions que notre prochain événement portera sur l’IA et les technologies de l’information, en tant qu’ancienne partenaire d’affaire pour une compagnie d’informatique, j’ai des questions plein la tête.
Rien ne vaut la discussion en face à face avec des pairs qui utilisent ces outils. Entendre M’ expliquer comment il paramètre son outil est une chose, mais comprendre la stratégie derrière en est une autre.
Mon métier est basé sur l’humain. Si je peux déléguer 10 heures de gestion administrative à un algorithme, je récupère 10 heures pour ce que je fais de mieux : créer, lire et animer.
Déléguer l’accessoire pour préserver l’essentiel
Faire confiance à l’IA ne signifie pas lui donner carte blanche. C’est plutôt l’envisager comme un collaborateur technique infatigable qui nous permet de rester concentrés sur notre zone de génie. Après une décennie à bâtir mon réseau et ma carrière ici, je réalise que l’innovation n’est pas une menace pour l’authenticité, à condition de savoir ce que l’on veut dire et pourquoi on le dit.
L’IA traitera peut-être mes courriels demain, mais elle ne pourra jamais remplacer la sincérité d’une rencontre ou la profondeur d’une discussion littéraire.
Seriez-vous des nôtres pour qu’on puisse en discuter?

